Ardennes  -  White Star  -  U.S. Army







HOME



INTRODUCTION



MEMBRES



PROJETS REALISES



PROJETS A VENIR



PARTENARIATS



DANS LA PRESSE



ENGLISH



NOTRE FOLDER



DANS LES ECOLES



SOUPER ANNUEL



DE LA NEIGE...



CONTACTS





HOMMAGES...




  Melvin E.DAVIS - 811th Tank Destroyer Battalion


Mel served with the 811th Tank Destroyer.  He grew up in Cleveland, Ohio and joined the U.S. Army in 1943 after he graduated from High School one month before D-Day.  He went into basic training at Ft. Hood, Texas and then was transfered into the tank group and trained at Twenty Nine Palms, CA as both a driver and a gunner.  He was sent to Europe after D-Day into France and was assigned to Patton's Army.  He was assigned as a tank driver of a Hellcat and fought in a series of battles in August through October.

When the fighting stopped for the "Winter of 44" he was stationned away from the front lines with Patton waiting for the Spring to begin the march to Germany.  Around December 9th or 10th his group of 4 tanks were sent up to Bastogne to relieve another group of 4 tanks who where sent back to where Patton's Army was stationned.  Every 3 weeks tanks were being cycled up to the front line to replace other tanks that were stationned there to give each tank crew some "time to relax" because they did not expect any more fighting until the Spring when the Winter was over.


When the Battle of the Bulge began on December 16th, his group of 4 tanks were told to head East from Bastogne and told to "stop the Germans".  As they headed out, Mel's tank ran out of gasoline and the other 3 tanks were told to keep going forward.  Mel asked for more fuel to be sent up, but there were told no fuel was going to be sent to them and they should get out of their tanks, dig foxholes, grab their rifles and stop the Germans.

Sometime on December 17th the Germans attacked his position, he was seriously wounded with shrapnels from artillery fire and the Nazis charged forward and moved right passed his foxhole thinking he was dead.  He was picked up a day later by U.S. medics, brought back into Bastogne and then sent to a hospital in Luxembourg where he had surgery and recovered from his wounds.  He was then assigned to the supply division in Paris and drove a supply truck and back to the front lines for the remainder of the war.







Leo J. Leblanc : de SANFORD à BASTOGNE

101 ABN DIV 326 ENG BAT

 

Le 7 mars 1919, à Sanford dans le Maine, un petit garçon du nom de Leo Leblanc vit le jour. A ce moment, notre brave Leo est encore loin d’imaginer que plusieurs années plus tard, il ferait partie intégrante de l’histoire de Bastogne.
 
Son parcours ardennais commence en 1940 lorsqu’il décide de s’engager à 21 ans dans l’Armée américaine. Quatre ans plus tard, Leo est envoyé en Europe pour défendre notre liberté et lutter contre les dérives nazies.

Il arrive à Bastogne le 18 décembre 1944 en soirée. En tant qu’artificier du 326ième Bataillon du Génie aéroporté de la 101ème Airborne Division, il participe à de nombreuses opérations armées dans notre région, dont celle du minage du pont de chemin de fer à Neffe le 19 décembre 1944. Il traversera des épreuves difficiles et moralement cruelles puisqu’il perdra plusieurs amis dans les combats. Caché dans l’étable d’une ferme de Marvie, il passera seul le réveillon de Noël cette année-là pour échapper à la hargne de l’ennemi.

A partir de Janvier 1945, sa division quitte Bastogne et poursuit sa tâche à travers l’Europe jusqu’à la chute d’Hitler. Il rentrera à Boston le 15 septembre 1945  où il sera démobilisé.

Il consacre alors sa formation au dessin et développe sa carrière de dessinateur industriel, notamment dans une grande entreprise californienne de construction d’avions et de machines-outils. Début des années 1990, il rentre à Sanford pour jouir d’une retraite bien méritée. Il s’installe dans un appartement où son occupation principale consiste à peindre des portraits.

L’année 1994 changera l’itinéraire de sa vie. La chance lui sourit et il remporte le premier prix au Bingo. Sans hésiter, Leo met tout en œuvre pour réaliser son rêve le plus cher : retourner en Europe sur les sentiers de la guerre…

Arrivé à Bastogne, il fait très rapidement la connaissance de quelques passionnés prêts à l’aider à retrouver le champ de bataille où il était passé 50 ans plus tôt. Il se fait rapidement quelques amis très attachés à la Bataille des Ardennes et avec lesquels il entretiendra vraiment une belle amitié.

De retour aux Etats-Unis, très vite la nostalgie de Bastogne l’envahit. Jamais au cours de sa vie, il n’avait connu un accueil aussi chaleureux que celui réservé par les habitants de la région, au moment des commémorations du 50ème Anniversaire. L’émotion  était à ce point intense que Leo n’avait plus qu’un seul souhait : venir vivre définitivement à Bastogne où il était accueilli en héros !

Paul Van Daele, aidé par des amis, entreprit alors les démarches nécessaires auprès de l’Ambassade des Etats-Unis et des autorités belges, afin de concrétiser le projet de ce vétéran américain devenu cher à la « Nuts City ».

Le 15 octobre 1997, Leo s’installe au Home « Sans Souci » de Bastogne, ville où il s’est toujours senti chez lui. Conscient de l’amour et de la reconnaissance que lui portent la plupart des habitants de la région, il gardera gravé dans son cœur les moments sincères et riches en émotion qu’il a connus depuis son établissement dans notre pays.

Leo a été confronté à quelques problèmes de santé et est décédé le 16 mai 2004. Nous avons accompli son vœu le plus cher :la dispersion de ses cendres  sur le Bois de la Paix à l’endroit de son arbre.

 


 



Captain Leo T. Hury

83rd Infantry, 330th Regiment, “M” Company



Né le 19 mars 1920 à Jasksonville en Floride, Leo Thomas Hury fut diplômé de l’Université de Floride en mai 1943, il fut appelé au service le 2 août 1943 au Camp Blanding en Floride. Très rapidement, il se porta volontaire pour intégrer l’Ecole des officiers du Camp Fort Benning en Géorgie où il obtint le grade de 2ème Lieutenant. Envoyé en Angleterre en mai 1944 avec d’autres officiers pour le remplacement de ceux qui avaient été tués ou blessés en Europe, il débarqua le mois suivant sur Omaha Beach en Normandie et fut affecté à la compagnie « L » du 330ème Régiment d’Infanterie. Il prit alors le commandement du 3ème peloton de fusiliers (3rd Rifle Platoon) avec lequel il vécu ses premiers combats. Après la campagne de Normandie, Leo prit le commandement d’une section de mortiers (Mortar Section) au sein de la compagnie « M », qu’il commanda jusqu’à la fin de la guerre. C’est lors des combats en Bretagne, alors que son bataillon était attaché à la Task Force A pour libérer Brest qu’il reçu une Silver Star pour son action le 12 août 1944. Son unité rencontrant une forte opposition allemande à Trier, Leo s’illustra en dirigeant, depuis le cloché d’une église, les tirs de ses mortiers vers un cimetière où l’ennemi était retranché. Leo poursuivit avec son unité, la progression à travers l’Europe passant par le Luxembourg et la Forêt d’Hurtgen. Il fut promu 1 er Lieutenant le 5 janvier 1945 lorsqu'il était sur le front des Ardennes à Malempré lors de la contre-offensive. Les combats se poursuivirent pour Leo et son unité à travers l’Allemagne de février à mai 1945, allant du Rhin jusque l’Elbe, passant par les montagnes de l’Harz. Une fois la guerre terminée, la 83ème division d’infanterie devient une unité d’occupation et la compagnie « M » fut transférée dans les environs d’Altreichenau. Leo y fut promu capitaine et devint commandant de la compagnie. Il fut également décoré de la Bronze Star pour l’ensemble de son service. Le 21 décembre 1945, Leo quitta l’Europe pour retourner aux Etats-Unis et fut démobilisé au Camp Atterbury dans l’Indiana le 4 janvier 1946.





Justus T.Schreiber


Près de Regné, un drame est survenu la nuit du 24 décembre 1944. Il s'agit d'une histoire terrible que vécu un soldat de la 7ème Division Blindée, le Private Justus T.Schreiber - Troop « D » du 87ème  bataillon de reconnaissance blindé.

Après être parvenu à quitter le carrefour de la Baraque de Fraiture, lorsque celui-ci était envahi par les troupes allemandes SS, Justus est arrivé à Fraiture. Ce village était occupé par les paras du 325ème  Régiment Glider (82ème Division Aéroportée).  Le lendemain, désirant retrouver son unité, il demanda à un groupe de soldats de l'accompagner. Ces derniers avaient reçu l'ordre de se rendre à Lierneux pour obtenir des vivres et du matériel et en même temps de transporter sur une remorque les corps de 11 soldats vers l'arrière du front, " selon les rapports militaires ".  Il grimpa donc sur la jeep et s'installa au centre de la banquette arrière entre deux paras.  Le véhicule était conduit par le sergent Pevahouse de l'unité de ravitaillement.  Nous sommes dans l'après-midi du 24 décembre, les Allemands de la Brigade d'Escorte du Führer ont envahi Regné sans grand combat car il n'y a aucune unité américaine en place, excepté quelques postes d'observation. C'est à peu près au même moment que la jeep venant de Fraiture reçoit le coup direct d'un obus tiré par un Panzer situé à l'entrée du village.  La jeep et la remorque sont littéralement soufflées par l'explosion. Seul, Justus Schreiber survi à cet incident. Blessé grièvement aux jambes, il va rester dans ce champ pendant plusieurs heures. Il parviendra malgré le froid et la neige à se traîner vers la première habitation.  Il appellera à l'aide et heureusement une jeune fille entendra ses cris.  Avec l'aide de sa famille, l'homme sera conduit dans une brouette vers la maison voisine. Les Allemands sont présents et parmi les villageois, la famille Gavroye prendra un grand risque à venir en aide à cet Américain. Pendant plusieurs heures, la famille prendra soin de cet homme.  Il échappera de nouveau à la mort lorsqu'il parviendra à dialoguer en latin avec un sous-officier allemand qui désirait l'abattre. C'est grâce à sa bible que Justus va être sauvé car le soldat allemand était catholique. Malgré tout, à la demande de la famille, Justus Schreiber sera emmené par une ambulance allemande pour être soigné.  La famille Gavroye restera sans nouvelle pendant 60 ans. Elle pensait qu'il n'avait pas survécu à ses blessures et qu'il avait été exécuté.  De son côté, le soldat américain avait toujours pensé que cette famille belge avait été tuée car elle avait pris soin de lui dans ces circonstances dangereuses de la guerre...






Charles R. CORBIN



Charles R. Corbin était observateur d'artillerie à la Batterie A du 391ème Bataillon d'Artillerie de la 3ème Division Blindée.  Il est revenu le dimanche 16 juin 2013 à la Gleize en compagnie de son fils Chip et de son cousin Robert Bailey.

Il participa à plusieurs campagnes lors de la libération et il sera blessé à deux reprises pendant la guerre. Une première fois à Mortain pendant la campagne de Normandie et la seconde fois à Parfondruy (Stavelot) lors de la Bataille des Ardennes.  Charlie gardera un souvenir très fort de ce village où de la petite fenêtre d'un grenier, il dirigeait les tirs sur une colonne de chars en progression vers Trois-Ponts. 

Mais à Parfondruy, ce jeune homme de 19 ans n'oubliera jamais un souvenir terrible, celui d'avoir découvert les corps sans vie d'une vingtaine de civils assassinés par les troupes SS allemandes dans une maison du patelin. 

Ensuite, il fut grièvement blessé par le tir d'un char allemand lorsqu'il était dans son poste d'observation.  Il fut évacué vers une antenne médicale pour rejoindre un hôpital de Verviers et ensuite Paris puis retour vers les Etats-Unis après plusieurs mois de convalescence. 

Signalons étalement une petite anecdote au sujet du père de Robert Bailey : il était aussi en Ardenne lors de la Bataille.  Il était assigné au 20ème Bataillon de Génie du 1171ème Groupe.  En décembre 1944, son père robert Bailey construisit un pont "Bailey" à Robertville le jour de Noël 1944.


 



George BOURGET






 George Bourget, accompagné de sa fille Judy, est revenu le dimanche 9 juin 2013 dans
les Ardennes où nous avons pu le guider durant une journée lors d'un voyage organisé avec
près de 70 de ses compatriotes.


George appartenait au 329ème Régiment d'Infanterie de  la 83ème Division d'Infanterie.
Canadien d'origine, il s'engage dans l'armée américaine en tant que volontaire.

Il n'a que 19 ans lorsqu'il se retrouve en Europe pour participer à la guerre. Il a fait
cinq campagnes : la Normandie, la Bretagne, la Forêt d'Hurtgen, les Ardennes et le Centre de
l'Europe.

Il ira jusqu'à l'Elbe en compagnie de son unité où il fera la jonction avec les troupes
russes.  Il était affecté à la Compagnie H d'armes lourdes et était chargeur de munitions et
porteur du trépied de la mitrailleuse Bar. 

Lors des événements de janvier 1945, dans le froid et la neige, son unité repris les villages de Langlire – Honvelez, Bovigny et la forêt du "Bois de Ronce".




John LEATHER

Discours du 24 mars 2014 lors de la réception en l'honneur de John LEATHER à la commune de Vaux-Sur-Sûre

"Cher Monsieur LEATHER,

Aujourd’hui, avoir 20 ans est source de joie, de fête et d’anniversaire avec famille, amis et copains.

En 1944, année de votre 20ème anniversaire, c’était le front, le froid et la dure et impitoyable Offensive des Ardennes.

70 années se sont passées et pourtant à travers le monde, notre monde, des guerres surgissent toujours, des combats intensifs et des luttes armées acharnées ne cessent d’être d’actualité.

Depuis 7 décennies, notre pays et en l’occurrence notre Commune de Vaux-sur-Sûre vivent dans la paix. 

Pour ceux qui ont connu cette deuxième guerre mondiale et qui peuvent encore en témoigner aujourd’hui, les souvenirs sont encore bien présents.

A l’automne dernier dans le cadre de la visite des écoles de notre commune avec la White Star US Army, ces témoins ont marqué nos jeunes enfants par leurs récits, leurs vécus et leur histoire, la vraie, celle qui fait souffrir et pleurer et de temps en temps rire.

Cher Monsieur LEATHER, votre présence ce jour au sein de notre commune où vous avez combattu et plus particulièrement dans la région de Chenogne, est pour nous un honneur, un grand honneur.

Un honneur pour nos concitoyens mais surtout pour nos enfants, qui auront demain un devoir de mémoire, un devoir de respect et de reconnaissance envers vous et tous nos alliés.

Il ne faudra jamais oublier que si en 2014, la vie est quand même belle et que nous vivons en pleine liberté c’est grâce au sacrifice de mois et d’années de combat, au sacrifice de vies, que vous avez changé à jamais la destinée de nos arrières-grand-parents, de nos grands-parents, de nos parents et la nôtre.

Nous vous en serons toujours infiniment reconnaissants.  Sincèrement et du fond du cœur MERCI.

Quand vous vous définissez comme un soldat qui a rempli et respecté les missions qui lui ont été demandées et non pas comme un héros, vous êtres Monsieur LEATHER un grand Homme, avec un grand H comme celui de l’Histoire.

La Commune de Vaux-sur-Sûre vous assure que tout sera mis en oeuvre en cette année de commémoration pour perpétuer le devoir de mémoire et de reconnaissance à l’égard des nombreux militaires des armées américaines et alliées et des civils tués blessés ou disparus durant la Bataille des Ardennes.

Et lorsque vous soufflerez vos 90 bougies le 23 novembre prochain entouré de votre famille et de vos proches, il y aura un petit vent venu d’Europe et de Vaux-sur-Sûre en particulier pour souffler avec vous.

Congratulations dear Mr. John LEATHER. Your heroism was prompted by your faith in the fundamentals of  both the USA and Belgium: liberty and peace. Our recognition of the debt we owe to Amarica’s veterans will be eternal. All the best to you …"


René REYTER,
Echevin des commémorations

        






Lt James Parker


 





Contacts : white.star.ardennes@gmail.com